Un logement vidé n'est pas un logement propre. Une fois les meubles partis, apparaît tout ce qu'ils masquaient : poussière accumulée derrière les armoires, traces au sol là où reposaient les pieds, auréoles sur les murs, plinthes encrassées, placards jamais ouverts depuis des années. Selon ce que deviendra le bien, cet état est plus ou moins acceptable. Ce guide explique ce que comprend une vraie remise en état, ce qui la rend indispensable, et comment elle s'articule avec le débarras.
Ce que l'on découvre quand les meubles sont partis
La surprise est presque systématique, même dans un logement bien tenu. Derrière un buffet resté vingt ans contre le même mur, la peinture n'a pas la même teinte que le reste. Sous un lit, la poussière forme une couche. Dans une cuisine, le dessous du plan de travail et l'arrière de l'électroménager concentrent la graisse. Rien de grave, mais rien qui permette de rendre les clés ou de faire visiter en l'état.
C'est pourquoi il faut distinguer deux niveaux. À la fin d'un débarras, les lieux sont rendus vides et balayés, sans déchets ni cartons oubliés. Une remise en état complète va beaucoup plus loin, et c'est d'elle qu'il est question ici.
Ce que comprend une remise en état, pièce par pièce
- Les sols : dépoussiérage, aspiration en profondeur, lavage adapté au revêtement, parquet, carrelage ou lino, avec un passage à la monobrosse quand la saleté est incrustée.
- Les murs et plinthes : élimination des traces et des toiles, lavage des plinthes et des encadrements de portes.
- La cuisine : dégraissage des surfaces, intérieur des placards, crédence, et désinfection des zones de préparation.
- Les sanitaires : nettoyage et désinfection de la baignoire ou de la douche, du lavabo et des toilettes.
- Les vitres : vitrages, encadrements et rebords de fenêtres.
- Les rangements : intérieur des placards et penderies, qui se révèlent souvent plus sales que le reste une fois vidés.
Nous travaillons avec du matériel professionnel et privilégions des produits écolabellisés. Le détail des prestations est sur notre page nettoyage.
Ce que l'on peut faire soi-même, et ce qui demande du matériel
Un logement en état courant se nettoie très bien avec du temps et de l'huile de coude. La limite apparaît sur trois points. La saleté incrustée dans un carrelage ou un parquet ancien, que seule une monobrosse ou un nettoyeur vapeur fait vraiment partir. Le temps disponible, quand le nettoyage doit tenir dans les quelques jours séparant la fin du débarras d'un état des lieux. Et l'état initial, lorsque le logement est resté longtemps fermé ou encombré. En dehors de ces cas, faire le nettoyage vous-même reste une option parfaitement raisonnable, et nous vous rendons alors le logement vide et balayé.
Ce que change la suite que vous prévoyez
Le niveau de nettoyage utile dépend de ce qui attend le logement :
- Une relocation. L'état des lieux d'entrée du futur locataire servira de référence pendant toute la durée du bail. Un logement remis en état part sur une base nette et limite les litiges à venir.
- Une mise en vente. Les photos de l'annonce et les premières visites se jouent sur l'impression d'ensemble. Une pièce vide mais sale paraît plus petite et plus fatiguée qu'elle ne l'est.
- Une réhabitation par la famille. Le nettoyage précède les travaux éventuels, ou permet simplement de s'installer sans attendre.
Après une succession en particulier, coordonner débarras et nettoyage évite de multiplier les interlocuteurs et les déplacements, surtout quand les héritiers n'habitent pas sur place.
Les logements très encombrés ou insalubres
Certaines situations demandent davantage qu'un nettoyage classique. Un logement resté longtemps encombré, comme on en rencontre dans les situations d'accumulation ou de syndrome de Diogène, présente souvent des sols et des surfaces fortement souillés, des odeurs installées et une hygiène dégradée. Nous réalisons alors un nettoyage approfondi et une désinfection des pièces, avec les équipements de protection adaptés, une fois le débarras terminé.
Deux limites sont à connaître. Lorsque des nuisibles sont installés, un traitement par une entreprise spécialisée doit intervenir avant le nettoyage, faute de quoi le problème réapparaît. Et la remise en état d'un logement ne remplace jamais l'accompagnement de la personne concernée, sujet que nous développons dans notre article sur le syndrome de Diogène et sur notre page d'accompagnement Diogène.
Débarras et nettoyage : comment les organiser
Le plus efficace est de prévoir les deux dès l'estimation. Le débarras d'abord, puis le nettoyage, sans délai entre les deux : le logement n'a pas le temps de se ré-empoussiérer et vous ne gérez qu'un seul calendrier. Le nettoyage complet se chiffre selon la surface et l'état initial des lieux, et nous l'indiquons séparément sur le devis pour que vous sachiez exactement ce que vous payez. Si vous préférez vous en charger vous-même, le logement vous est rendu vide et balayé.
Un cas typique
Prenons la situation la plus fréquente : un appartement de trois pièces vidé après une succession et destiné à la location. Une fois le mobilier évacué, les murs portent la trace des meubles, la cuisine est grasse et la salle de bains encrassée. Le nettoyage s'enchaîne alors dans la foulée : sols lavés, cuisine dégraissée et désinfectée, sanitaires nettoyés et désinfectés, vitres et placards faits. L'état des lieux d'entrée du futur locataire peut ensuite avoir lieu sans travaux préalables.
En résumé
Vider un logement ne suffit pas à le rendre présentable : sous les meubles se cache toujours un travail de nettoyage. Pour une relocation, une vente ou une réhabitation, une remise en état complète fait la différence, et la coordonner avec le débarras simplifie tout. Voir notre service de nettoyage après débarras ou notre service de vide-maison pour une estimation gratuite et sans engagement.
Photo en-tête : SanPellegrinoSama, balai à plat en microfibre sur un parquet, sous licence CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.